Risque ta liberté « Afin que tous soient un »

(Jean 17, 21)

Risque ta liberté, qu’est-ce que ça veut dire ? Et puis, pour faire quoi ?

Prendre un risque, c’est s’exposer au changement, à l’erreur, à l’échec, au regard des autres, à d’éventuelles sanctions, parfois pire encore… Prendre un risque, c’est d’abord oser.

Et la liberté ?

L’année dernière, Michel Boyancé nous en avait proposé cette définition : « la liberté, c’est prendre des décisions ». Autrement dit, c’est choisir.

Celui qui choisit d’agir répondra de son action. Il ne pourra pas dire « je n’ai pas eu le choix ». Cela demande donc du courage.

Ensuite, un choix nous engage. Choisir, c’est renoncer à avoir une chose et son contraire ! On peut dire qu’on risque sa liberté en s’engageant. Toutefois s’engager ouvre de nouvelles libertés.

De toute façon, nous n’avons pas le choix : la vie est faite de décisions à prendre, petites et grandes. Laisser faire, s’en remettre au temps ou à autrui, c’est au fond prendre la décision de ne pas décider. Ceux qui s’abstiennent de poser des choix répondront donc de leur inaction, exactement comme celui qui choisit répondra de son action. Alors comment faire ?

La meilleure décision, nous expliquait Michel Boyancé, est celle qui va répondre à la fois à nos besoins et à ceux du monde. Lorsque nous ne prêtons attention qu’à nous-mêmes, nous oublions la réalité et cette réalité peut nous rattraper. C’est donc en répondant à la fois à nos besoins et à ceux du monde que nous pouvons nous épanouir. Nous révélons nos talents dans cette réponse.

Notre épanouissement passe ainsi par le développement de nos talents. La parabole des talents, dont nous tirions notre thème l’an dernier, nous le dit sous une autre forme : enfouir nos talents ne mène qu’aux ténèbres, aux pleurs et aux grincements de dents.

Cette année, nous voudrions prendre davantage conscience de notre liberté. Nous nous proposons de réfléchir à ses enjeux et à la manière dont nous devons l’exercer, au service du bien commun.

Des hommes de toutes religions et philosophies peuvent se retrouver unis dans des combats communs. En tant que Chrétiens, n’avons-nous pas une unité plus profonde à trouver ? Le Christ prie pour que les Chrétiens « soient Un », comme le Père et Lui-même sont Un, afin que le monde croit. Tel est le sens que nous sommes appelés à donner à nos engagements.

Retrouvons le courage de nous engager !

L'équipe de Lire aux Eclats

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