| Index de l'article |
|---|
| 10 janvier 2010 - L'invisibilité sociale |
| Page 2 |
| Page 3 |
| Toutes les pages |
Compte-rendu de la rencontre avec Guillaume le Blanc, auteur de L'invisibilité sociale (PUF, 2009)
Â
Introduction - Pourquoi L'invisibilité sociale ?
Nous avons choisi d’articuler notre réflexion de l’année à Lire aux Eclats autour de la question : « Qu’est-ce que l’Homme ? »
Nous avons commencé par réfléchir, avec Levinas, sur ce qu’est l’Homme en l’abordant d’un point de vue éthique et non ontologique. Pour Levinas, en effet, chaque homme est absolument unique, et donc irréductible à un concept. Cela nous à permis de réfléchir à ce qui se joue dans la rencontre et l’altérité, à travers l’expérience du visage.
Nous avons poursuivi en découvrant, avec Sartre, certaines caractéristiques intrinsèques à l’homme : en premier lieu sa liberté absolue, qui a comme corolaire la responsabilité : chacune de nos actions nous engage. Est apparu dans notre réflexion un élément que nous n’avions pas abordé avec Levinas : le contexte social. Nous sommes héritiers d’une histoire, tributaires d’un contexte social et familial. Cependant, aux yeux de Sartre, ce contexte ne nous contraint pas : notre liberté de l’accepter ou de nous en arracher reste entière.
Avec Guillaume Le Blanc, nous abordons un troisième stade dans notre réflexion sur l’Homme et l’humanité, qui donne une place centrale et décisive au contexte social. Guillaume Le Blanc travaille en effet sur l’institution de l’humain : être homme n’est pas une évidence, l’humanité est fragile et vulnérable. Il existe des processus de déshumanisation en œuvre dans nos sociétés, qui rendent des vies invisibles et même inaudibles. C’est donc un objet non spécifiquement philosophique, mais plutôt sociologique, que Guillaume Le Blanc analyse dans son ouvrage : la précarité, la marginalisation. Mais il le fait avec le point de vue et les concepts de la philosophie.
Guillaume Le Blanc, professeur de philosophie à l’Université Michel de Montaigne (Bordeaux), s’intéresse particulièrement à la problématique de la norme et de la marge. En plus d’une thèse intitulée « Le vital et le social. L’histoire des normes », il a écrit de nombreux articles ainsi qu’une dizaine d’ouvrages, dont, en mars 2007, Vies ordinaires, vies précaires, aux Editions du Seuil, et en janvier 2009, l’Invisibilité Sociale, aux PUF. En plus de son activité d’écriture et d’enseignement, Guillaume Le Blanc est membre du comité de rédaction de la revue Esprit, où il est responsable d’un séminaire sur la notion de responsabilité en médecine. Sa réflexion philosophique sur les sujets touchant à l’exclusion et à la précarité lui valent d’être régulièrement sollicité par des associations et des institutions locales pour nourrir leurs débats.
Â

Lire aux éclats
Groupe Gospel Pic'Pulse
Troupe de théâtre Réplic'Pus
Rencontres picpuciennes
Rendez-vous de Picpus
L'association