
Voici un livre pour ceux qui s’intéressent de près à la liturgie et plus particulièrement aux apports du Concile du Vatican II. En effet, la réforme conciliaire est parfois accusée d’avoir désacralisé la liturgie. Ephrem Yon se penche sur la question et tente de dresser un état des lieux. Il relève en particulier des « dérives » dans la mise en œuvre de la liturgie. Il cite quelques exemples, tels que comment la recherche de dépouillement des célébrations (« ne pas les alourdir » ), la volonté de simplifier les formes (« éviter les gestes que les gens ne comprennent pas » ), le désir d’une participation plus active des fidèles (« prendre des chants que tout le monde connaît » ) qui ont finalement conduit à perdre de vue le sens profond de la liturgie.
Toutefois, l’auteur se refuse d’opposer une liturgie à l’autre. Se situer dans un camp ou dans l’autre, revient toujours, selon lui, à avoir une conception étroite de la liturgie et une vision caricaturale de celle que l’on critique : trop ou pas assez verticale, trop ou pas assez horizontale…
Pour sortir d’un débat stérile entre verticalité et horizontalité, Ephrem Yon fait appel à une « troisième coordonnée » qui donne sa véritable signification à la « participation active » des fidèles explicitement voulue par le Concile. Ce ne sont pas les hommes qui construisent la liturgie, mais en y participant, ils se « prêtent » à l’édification du corps qu’est l’Église.
Ce livre ne prétend pas régler toutes les questions du temps. Il ouvre toutefois une voie pour sortir de débats stériles qui contribuent à faire perdre sa vitalité et son sens à la liturgie. Et si l’auteur se montre critique sur des manières actuelles de célébrer, c’est toujours avec charité, cette vertu que suscite et nourrit une authentique participation à la vie liturgique de l’Église.

Lire aux éclats
Groupe Gospel Pic'Pulse
Troupe de théâtre Réplic'Pus
Rencontres picpuciennes
Rendez-vous de Picpus
L'association