Let It shine !
Malgré des temps moroses, Réseau Picpus vous invite à rayonner !
Après l’émerveillement en décembre dernier, Lire aux Eclats vous propose de (re)découvrir la gentillesse.
Dimanche 13 mai, le philosophe Emmanuel Jaffelin est en effet venu à Picpus échanger sur ce thème à partir de son ouvrage Petit éloge de la gentillesse.
Alors que la mode est au cynisme, il nous invite « à allumer une bougie [plutôt] que maudire les ténèbres ».
De lumière et de joie il sera également question avec les désormais traditionnels concerts de Pentecôte de Pic’Pulse des 31 mai et 1er juin, intitulés en 2012 Let It Shine !
Les concerts seront cette année encore au profit du centre Damien au Bénin.
Un rendez-vous à ne pas manquer !
Pour cette quatrième séance de l'année, Lire aux Eclats recevait Sophie Binggeli pour un échange autour de son livre Le féminisme chez Edith Stein, Parole et Silence, janvier 2010.
Edith Stein (1891-1942) est une intellectuelle habitée par la recherche passionnée de la vérité. Son destin l'unit étroitement aux pionnières qui fréquentèrent l'université allemande au début du XXe siècle. Devenue l'assistante du philosophe Edmond Husserl, elle souffrit de l'absence de collaboration avec le « Maître ». Parce que femme, parce que juive, elle ne put suivre la carrière universitaire tant désirée. Par toute sa vie d'intellectuelle, de mystique, de martyre, Edith Stein jette un pont entre ses racines juives et le Christ, elle fait dialoguer philosophie contemporaine et tradition chrétienne.
À l'invitation de publics variés, elle aborde les questions urgentes de son temps sur la valeur de la personne, la spécificité de la femme, le sens de la différence sexuelle, l'éducation, l'importance du métier pour la femme, la prêtrise... autant de thèmes présents dans les débats contemporains.
L'enquête exigeante d'Edith Stein sur la personne humaine, sur la différence sexuelle entre homme et femme et sur la spécificité de la femme oppose une réponse efficace à l'idéologie qui calcule la valeur de la personne à la pureté de son sang. Elle apporte les fondements solides et profonds d'un féminisme soucieux d'étudier la personne dans son intégralité et sa spécificité.
A partir du 28 février 2011, Sophie Binggeli donnera un cours sur le féminisme chez Edith Stein (cours publics des Bernadins), le lundi de 14 h 30 à 16 h (second semestre). Plus d'infos
Sophie Binggeli, laïque consacrée, chercheuse de vérité
Article daté de janvier 2009
Offrir toute sa vie à Dieu et vivre au coeur du monde : c’est le choix de Sophie Binggeli. Cette femme laïque consacrée dans l’Institut Notre-Dame de Vie, enseigne la théologie à l’Ecole cathédrale. Elle est aussi responsable de pastorale en aumônerie.
"Je trouve dans l’enseignement de la théologie un dynamisme nourrissant et une source de joie", confie Sophie Binggeli, professeur à l’école Cathédrale.
A 45 ans, cette laïque consacrée depuis vingt ans dans l’Institut séculier Notre-Dame de Vie donne des cours au Collège des Bernardins à Paris. Son programme : la Tradition, la foi, la théologie mariale, la prière de saint Jean et un séminaire sur saint Marc.
Pour elle, la théologie touche "à l’étude de l’homme dans ce qu’il a de plus profond". Elle apprécie donc d’être elle-même "interpellée par les questions qui se posent pour en faire émerger la vérité".
Comme enseignante et tuteur, elle prend aussi part à la formation des séminaristes à la Faculté Notre-Dame, la faculté de théologie de l'École cathédrale. "Le programme comprend des cours dans lesquels est exposée la foi chrétienne. Il y a aussi des séminaires qui sont de véritables laboratoires de recherche ecclésiale de la vérité. Ma mission de tuteur consiste à accompagner le chemin intellectuel de l’étudiant, du séminariste." Un travail qui nécessite "patience et confiance", précise-t-elle. L’enjeu est de taille : la rencontre de Dieu dans l’Écriture Sainte et la Tradition constitue le point central de la formation des étudiants de la Faculté.
La vocation de laïque consacrée de Sophie Binggeli est de porter Dieu au coeur du monde. Le Père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, carme fondateur de l’Institut Notre-Dame de Vie, a eu l’intuition d’envoyer des personnes témoigner de Dieu, par leur présence et leur activité, dans tous les milieux de vie. Cette vocation c’est " être comme le levain dans la pâte, orientant le monde de l’intérieur et le faisant revenir vers Dieu", témoigne la consacrée. Elle la vit à travers ses diverses activités d’enseignement. Comme tous les membres de l’Institut, au quotidien, sa vie "s'appuie sur l’oraison : le temps de la prière silencieuse consacrée à la rencontre avec Dieu et le temps d'amitié avec lui". L’eucharistie est aussi au centre de sa journée. "Je me rends présente au mystère de Dieu, avec toute ma vie, ma famille, mes amis, le monde…", précise-t-elle. Et chaque année, elle prend un long temps de retraite dans une des "maisons de solitude" de l’Institut, pour se ressourcer dans le silence et la vie fraternelle.
Un contact intime avec le monde
A côté de sa mission d’enseignement, Sophie Binggeli est responsable de pastorale auprès des 4e et 3e de l’aumônerie des lycées publics Janson de Sailly et Delacroix, dans le 16e arrondissement de Paris. "Les deux missions sont indissociables, affirme-t-elle. Les jeunes reflètent la réalité du monde actuel et portent souvent des situations familiales lourdes. Leur transmettre la foi est pour moi une mission de chaque jour, toujours nouvelle tant le monde change rapidement. C’est une nécessité inscrite au coeur de ma foi, qui me place dans un contact intime avec le monde." À l’occasion d’une séance d’aumônerie ou au détour d’une conversation avec les jeunes ou leurs parents naît souvent l’idée d’un thème pour un cours aux Bernardins.
Cette passion pour la transmission de la foi n’est pas nouvelle pour elle et trouve ses racines dans un parcours où Dieu a pris petit à petit sa place. Pendant des études de pharmacie à Fribourg en Suisse, c’est surtout la musique qui l’intéresse : elle participe à de nombreux concerts comme altiste-violoniste. Dans le même temps, Sophie Binggeli s’engage au sein du mouvement "Christian Solidarity International" soutenir par la prière et l'action des chrétiens persécutés. Dans ce cadre, elle écrit une lettre au prêtre polonais Jerzy Popieluszko, qui meurt assassiné peu de temps après lui avoir répondu. "C’est la seule lettre que j’ai reçue en réponse à tous mes envois de l’autre côté du rideau de fer. Cela m’a profondément marquée", témoigne-t-elle. Elle a aussi l’occasion de travailler comme assistant pharmacien en officine. Dans le secret, la jeune femme porte dans la prière "les joies et les peines" des patients. Et c’est pour nourrir sa foi qu’elle rejoint à cette époque un groupe de prière animé par des séminaristes de l’Institut Notre-Dame-de-Vie, implantés à Fribourg pour y suivre leurs études. Peu à peu, elle découvre "l’importance que ce groupe prend" dans sa vie.
Une nouvelle amie : Edith Stein
Tous ces engagements façonnent sa vie et, peu à peu, la jeune étudiante comprend que peut-être Dieu l’appelle… A 25 ans, à la fin de ses études de pharmacie, le choix devient évident : elle veut donner sa vie au Christ. La jeune femme s’oriente naturellement vers l’Institut Notre-Dame de Vie.
Elle quitte la Suisse pour entrer dans cette nouvelle famille, dont le centre principal se trouve à Venasque, dans le sud de la France. C’est là qu’elle en devient membre. Elle suit deux ans de formation à l’écart du monde : à l’école de la Parole de Dieu et des maîtres du Carmel, elle apprend à vivre en présence de Dieu. "Notre vocation est une vocation prophétique, celle qui est déjà contenue dans la devise du grand prophète Élie : "Il est vivant, Dieu, en présence de qui je me tiens." (cf. 1 Rois,17,1)"
A l’issue de cette première période de formation, elle se consacre à Dieu et à Notre Dame de Vie, dans un don total : par les voeux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance. Puis elle part à Lyon pour commencer de nouvelles études d’allemand et d’histoire des idées. Elle décide en 1995 de travailler sur la figure d’Édith Stein et choisit comme sujet de thèse : "la femme chez Edith Stein". La future sainte devient pour elle "une amie". Elle vit cette dernière partie d’études comme "un renouvellement total" et consacre son mémoire de licence au théologien Henri de Lubac. Elle participe en outre à l’édition des oeuvres complètes d’Edith Stein en allemand. Puis, pour compléter son travail philosophique et littéraire, Sophie Binggeli part étudier la théologie à Bruxelles. Tout ce travail contribue à faire d’elle une spécialiste de cette femme hors du commun. Elle apprécie "l’actualité de son message et l’envergure de sa pensée". Et explique que "face à l’idéologie nazie qui calcule la valeur d’un homme à la pureté de son sang et nie Dieu, Edith Stein propose une vision complète de la personne humaine". Selon elle, sa pensée "nous invite à être vigilants dans un monde trop souvent dominé par la toute-puissance de l’argent, de la technique, des opinions médiatisées, et oublieux de la vérité totale sur l’homme, inséparable de Dieu."
Camille Coquineau
http://www.mavocation.org/vocation/temoignage/794-chercheuse-de-verite.html
Bibliographie :
Œuvres d’Edith Stein
- La femme. Cours et conférences (2009)
- Vie d’une famille juive (2001)
- Correspondance I. 1917-11933 (2009)
Œuvres sur Edith Stein
- S. Batzdorff, Edith Stein ma tante (2000)
- S. Binggeli, Le féminisme chez Edith Stein (2009)
- D.M. Golay, Devant Dieu pour tous. Vie et message d’Edith Stein (2009)
- A. Müller, A. Neyer, Edith Stein. Une femme dans le siècle (2002)
- C. Rastoin, Edith Stein (1892-1942). Enquête sur la Source (2007)
Concerts de Pentecôte Pic'Pulse, Eglise Saint Marcel, Paris 13e. Entrée : 15 €. Gratuit pour les moins de 12 ans.
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Groupe biblique, à 20 h, à Picpus
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Groupe liturgique, à 20 h, à Picpus
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Concert du groupe Arte Intime, Paris 11e, au profit du projet au Bénin
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AG, fête de fin d'année et messe d'action de grâce présidée par Mgr Jérôme Beau
Représentations Réplic'Pus, Théâtre Marsoulan, Paris 12e
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