Let It shine !

Malgré des temps moroses, Réseau Picpus vous invite à rayonner !
Après l’émerveillement en décembre dernier, Lire aux Eclats vous propose de (re)découvrir la gentillesse.
Dimanche 13 mai, le philosophe Emmanuel Jaffelin est en effet venu à Picpus échanger sur ce thème à partir de son ouvrage Petit éloge de la gentillesse.
Alors que la mode est au cynisme, il nous invite « à allumer une bougie [plutôt] que maudire les ténèbres ».
De lumière et de joie il sera également question avec les désormais traditionnels concerts de Pentecôte de Pic’Pulse des 31 mai et 1er juin, intitulés en 2012 Let It Shine !
Les concerts seront cette année encore au profit du centre Damien au Bénin.
Un rendez-vous à ne pas manquer !

Interview publié dans Au Coeur de Picpus n°21, décembre 2011

Pierre Manent, professeur de philosophie politique à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales viendra à Picpus le 22 janvier pour Lire aux Eclats. Interview.

H.R : Pour quelqu’un qui ne connaît pas votre travail, que diriez-vous pour le présenter ?

P.M : Je m’occupe de la chose politique, non pas comme quelque chose qui serait un département de la vie humaine qui serait plus ou moins intéressant ou important mais comme une étude de la manière dont les hommes orga nisent leur vie commune et se gouvernent. Cette forme de gouvernance détermine en profondeur ce qu’ils peuvent faire ou non. J’étu die l’ordre de l’âme (en tant que principe d’action et de compréhension) en rapport avec l’ordre de la cité. La philosophie politique est l’étude de la manière dont les hommes donnent forme à leur humanité. Il s’agit donc d’une étude de la science centrale et média trice de la vie humaine.

Dans votre travail, le terme « nation » est très présent.

Depuis quelques décennies on a estimé qu’il fallait se débarrasser du cadre de la nation devenu archaïque.  Or il est certain que nous ne pouvons nous passer de ce cadre commun de vie, d’action et d’éducation. Certains pensent que l’on peut être citoyens européens, d’autres citoyens du monde. Certains pensent qu’il faut renoncer à la nation pour devenir ce que nous sommes censés être : des européens.

Jusqu’à présent, ce cadre était la nation, c’est à dire la communauté dans laquelle on est d’abord éduquée et devant laquelle on est res ponsable de ses actes. Les autres cadres que l’on nous propose pour remplacer le cadre de la nation sont très largement des illusions car bien souvent nous avons une idée trop superficielle de ce qu’exige la formation d’une vie humaine. Nous sommes des hommes qui avons des droits et des intérêts et nous cherchons simplement des institutions qui garantissent ces droits et ces intérêts, ce sont les institutions liées au droit et à l’économie. Or, on a aussi besoin d’éducation et cela requiert la partici pation et l’implication dans quelque chose de plus grand que soi. Une part essentielle de la vie humaine est faite de ce que chaque être humain peut considé rer comme plus grand que soi par exemple, la cité, la communauté des croyants. Ces cadres proposent à l’homme des finalités plus grandes que la simple conservation confortable de soi.

Pour faire nation, il faut un projet qui puisse être exprimé et compris par tous. Quelle est la part de la langue dans la construction de la nation ?

Une importance particu lière doit être donnée à la langue française. Cela ne relève pas du tout d’un purisme grammatical mais bien plutôt d’une capacité à formuler avec finesse et justesse la vie humaine.Notre langue maternelle n’est pas simplement une langue de communication, elle est aussi une langue d’action. Si nous perdons la langue de la littérature, de l’analyse, du discours politique, de la réflexion philosophique alors, nous perdrons beaucoup en compréhension commune. Dans la dernière décennie la langue a été très méprisée alors qu’elle est indis pensable pour agir d’une manière ajustée. La vie démocratique requiert un usage fin et vigoureux de la parole.

Propos recueillis par Hortense de La Roche Saint André

Actualités

Jeudi 31 mai et vendredi 1er juin 2012

Concerts de Pentecôte Pic'Pulse, Eglise Saint Marcel, Paris 13e. Entrée : 15 €. Gratuit pour les moins de 12 ans.
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Mercredi 6 juin 2012

Groupe biblique, à 20 h, à Picpus
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Lundi 11 juin 2012

Groupe liturgique, à 20 h, à Picpus
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Vendredi 15 juin 2012

Concert du groupe Arte Intime, Paris 11e, au profit du projet au Bénin
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Dimanche 17 juin 2012

AG, fête de fin d'année et messe d'action de grâce présidée par Mgr Jérôme Beau

Mardi 26 juin et mercredi 27 juin 2012

Représentations Réplic'Pus, Théâtre Marsoulan, Paris 12e
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